French poem
La Dame du Parc
by Adolphe Retté (1863–1930)
Toi qui viens les mains pleines de fleurs éperdues, Sous les arbres nimbés de matin bleuissant, Vois ce parc où s’éveille un peuple de statues Héros et dieux las de songer en l’attendant,
L’aube moire d’espoir la tristesse des marbres, Le ciel est pâle et doux comme un œil souvenant — Dame de ma folie, entends-tu pas les arbres ?… Une plainte se lève en le rêve du vent.
Tout s’inquiète et frissonne et voudrait ton sourire Ma Dame, ô ma légende, ô frêle Trinité — Qu’il s’endeuille d’hiver s’il n’a pu te séduire, Ce parc matutinal par toi seule évoqué.