French poem
Tristes, leurs grand yeux doux…
Tristes, leurs grands yeux doux remplis de crépuscule, Mes Désirs sont couchés sur le sable qui brûle.
Mes Désirs épuisés comme des bêtes mornes Se sont couchés, sentant dans le soir vert fiévreux La mort comme un chacal rôder alentour d’eux. Ô la tristesse des solitudes sans bornes !
Ils vont mourir, et, comme il arrive aux mourants, Ils songent dans un rêve à tes douceurs passées, .................... À tes jupons chargés de souffles odorants.
Ils songent, et leur soif d’amour est plus profonde Que le grand ciel qui s’ouvre au-dessus d’eux. ....................
La nuit est descendue : il est temps de mourir.
Voici dans l’air ému de limpides frissons Voler le chœur poignant des anciennes chansons. Ô cœur, ô cœur plus grand que la mer pour souffrir !
On dirait que dans l’ombre ils t’ont priée, écoute… Le vent souffle sur les sables… la nuit est noire… Ô toi, souffrance exquise et mortelle langueur, Dis, ne viendras-tu pas pour leur verser à boire Dans tes yeux ruisselants l’eau vive de ton cœur ?