French poem
Chanson2
by Alfred de Musset (1810–1857)
Lorsque la coquette Espérance Nous pousse le coude en passant, Puis à tire-d’aile s’élance, Et se retourne en souriant
Où va l’homme ? où son cœur l’appelle. L’hirondelle suit le zéphir, Et moins légère est l’hirondelle Que l’homme qui suit son désir.
Ah ! fugitive enchanteresse, Sais-tu seulement ton chemin ? Faut-il donc que le vieux Destin Ait une si jeune maîtresse ?