French poem
Les Saisons
L’hiver sous ses frimas tient la terre enchaînée. Le printemps les dissipe, et lui-même il s’enfuit. L’été vient ; il s’écoule, et Pomone le suit ; Et bientôt aux frimas ils ramènent l’année. Déjà l’hiver expire et Phœbus dans son cours Partage également et les nuits et les jours. Nos champs verront bientôt revenir l’hirondelle. Que j’aime à contempler........ Ces arbres, nus encor, de nouveaux feux dorés, Et des toits alentour les faîtes colorés ! Et là, cet humble toit, que des chaumes composent !
Deux pigeons, au soleil, ensemble s’y reposent ; Leurs yeux et leurs baisers s’unissent mollement. Leur plumage s’agite et frémit doucement. Hélas ! je sens couler dans mon âme inquiète Une mélancolie et profonde et muette ; Quelque chose me manque, et je ne sais quels vœux… Ah ! faut-il être seul et témoin de leur jeux !
On dit que l’on a vu, de roses couronné, Le jeune et beau printemps sur nos bords ramené. C’est aux autres amants dont l’amante est fidèle De chanter les douceurs de la saison nouvelle. Thestilis m’abandonne ; elle a trahi sa foi ; Il n’est plus de printemps ni de roses pour moi. Les grottes sous-marines.
Son épaule pliait sous une outre vineuse.