French poem
Plutarque, au traité qu’un prince doit être savant
Tout le monde le craint ; mais il craint tout le monde. Le Pont a vu son roi, pendant la nuit profonde, Enfermé dans un coffre, attendre le soleil. Et dormir, en secret, d’un horrible sommeil, Que des songes sanglants épouvantaient sans doute ; Comme le noir serpent s’éloigne de la route Et seul au fond du bois, craignant le fouet vengeur, Se dérobe sous terre à l’œil du voyageur.
L’esprit humain incertain et mobile Est fort semblable au funambule agile. Doux souris, doux regards, douce voix, doux silence. Bacchus, sous ces forêts que tes plaintes troublèrent, Ô fille de Minos, consola tes douleurs. Les larmes de Philis sur ces rives coulèrent ; Elles firent naître ces fleurs.
Ces vallons redisaient les caresses d’Œnone ; Ce fleuve s’arrêtait aux baisers d’Arion ; Et ces grottes ont vu la fille de Latoae Descendre au sein d’Endymioa.
Mer qui, pour séparer les amis, les amants, Amoncelles entre eux tes remparts écumants ; Inexorable mer dont les fureurs jalouses Dévorent les époux qui cherchent leurs épouses,
Ô mer, du jeune amant..........
Ne pus vaincre l’espoir, la jeunesse et l’amour. Ô mer, tu fus domptée, et ta rage écumante Ne l’engloutit qu’à son retour.