Versos French André Chénier Plutarque, au traité qu’un prince doit être savant

French poem

Plutarque, au traité qu’un prince doit être savant

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Tout le monde le craint ; mais il craint tout le monde. Le Pont a vu son roi, pendant la nuit profonde, Enfermé dans un coffre, attendre le soleil. Et dormir, en secret, d’un horrible sommeil, Que des songes sanglants épouvantaient sans doute ; Comme le noir serpent s’éloigne de la route Et seul au fond du bois, craignant le fouet vengeur, Se dérobe sous terre à l’œil du voyageur.

L’esprit humain incertain et mobile Est fort semblable au funambule agile. Doux souris, doux regards, douce voix, doux silence. Bacchus, sous ces forêts que tes plaintes troublèrent, Ô fille de Minos, consola tes douleurs. Les larmes de Philis sur ces rives coulèrent ; Elles firent naître ces fleurs.

Ces vallons redisaient les caresses d’Œnone ; Ce fleuve s’arrêtait aux baisers d’Arion ; Et ces grottes ont vu la fille de Latoae Descendre au sein d’Endymioa.

Mer qui, pour séparer les amis, les amants, Amoncelles entre eux tes remparts écumants ; Inexorable mer dont les fureurs jalouses Dévorent les époux qui cherchent leurs épouses,

Ô mer, du jeune amant..........

Ne pus vaincre l’espoir, la jeunesse et l’amour. Ô mer, tu fus domptée, et ta rage écumante Ne l’engloutit qu’à son retour.