French poem
V
Jouet de cet oeil d'eau morne, je n'y puis prendre, Ô canot immobile! ô bras trop courts! ni l'une Ni l'autre fleur; ni la jaune qui m'importune, Là; ni la bleue, amis, à l'eau couleur de cendre.
Ah! la poudre des saules qu'une aile secoue! Les roses des roseaux dès longtemps dévorées!... Mon canot toujours fixe; et sa chaîne tirée Au fond de cet oeil d'eau sans bords--à quelle boue?
Est-elle almée?... aux premières heures bleues Se détruira-t-elle comme les fleurs feues... Devant la splendide étendue où l'on sente Souffler la ville énormément florissante!
C'est trop beau! c'est trop beau! mais c'est nécessaire --Pour la Pêcheuse et la chanson du corsaire, Et aussi puisque les derniers masques crurent Encore aux fêtes de nuit sur la mer pure!
Juillet 1872