French poem
Corregio
by Auguste Barbier (1805–1882)
Ô mère d’Allegri ! Parme, cité chrétienne, Sois fière du héros que tes flancs ont porté ; J’ai vu d’un œil d’amour la belle antiquité, Rome en toute sa pompe et sa grandeur païenne ;
J’ai vu Pompéi morte, et comme une Athénienne, La pourpre encor flottant sur son lit déserté ; J’ai vu le dieu du jour rayonnant de beauté Et tout humide encor de la vague ionienne ;
J’ai vu les plus beaux corps que l’art ait revêtus ; Mais rien n’est comparable aux timides vertus, À la pudeur marchant sous sa robe de neige ;
Rien ne vaut cette rose, et cette belle fleur Qui secoua sa tige et sa divine odeur Sur ton front délicat, ô suave Corrège.