French poem
01 (« Né deûz nag éal na…)
by Auguste Brizeux (1803–1858)
« Né deûz nag éal na den « Na oel pa gan ann délen. »
Il n’y a ni ange ni homme Qui ne pleure lorsque chante la harpe.
Sur les rochers noirs de l’Arvor La harpe se taisait, la belle harpe d’or ;
Elle gisait là sous les nues, Tout son corps entr’ouvert et ses cordes rompues :
Hélas ! à voir tant de malheur, J’ai senti de pitié se fendre aussi mon cœur ;
En pleurant j’arrachai la fibre, Cette fibre d’amour qui dans moi toujours vibre ;
Puis, sur la harpe j’attachai Le nerf mélodieux de mon cœur arraché.
Tour à tour plaintive et joyeuse, Elle sonne à présent, cette bonne chanteuse :
Çà donc, ma harpe, à vos chansons, Et qu’un peu de bonheur entre dans nos maisons !
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