French poem
Les quatre Jérômes
by Auguste Brizeux (1803–1858)
Le vénérable aïeul, selon le vœu du prêtre. Put bénir les enfans de ses petits-enfans, Et j’arrivai pour voir Jérôme Quatre naître.
Chaume patriarcal ! humbles et nobles gens ! Le repas fut joyeux, et grave la prière… Seigneur, un tel abri pour ma saison dernière !
La nuit, quand tout dormait, l’âtre silencieux Versait dans la maison une lueur de fête ; Hors du lit clos, la mère, en inclinant la tête, Sur le cher nouveau-né fixait longtemps les yeux.
Et moi j’observais tout, ému, non curieux ; J’écoutais le grillon chanter, léger prophète ; Et ces vers qu’aujourd’hui je formule, poète, Dans mon cœur s’amassaient, calmes, mystérieux.