French poem
Ix
by Auguste Dozon (1822–1890)
L'aube blanchit, les coqs chantent, laisse, mon âme, laisse-moi partir.-- Ce n'est point l'aube, mais c'est la lune, repose encore, mon agneau, près de moi.--
Les vaches meuglent autour de la maison, laisse, mon âme, laisse-moi partir.-- Ce n'est point les vaches (qu'on entend), mais l'appel à la prière, repose encore, mon agneau, près de moi.--
Les Turcs appellent à la mosquée, laisse, mon âme, laisse-moi partir.-- Ce ne sont point les Turcs, mais les loups, repose encore, mon agneau, près de moi.--
Les enfants crient devant la maison, laisse, mon âme, laisse-moi partir.-- Il n'y a point d'enfants devant la maison, repose encore, mon agneau, près de moi.
Ma mère m'appelle sur la porte, laisse, mon âme, laisse-moi partir.-- Ta mère n'est point sur la porte, repose encore, mon agneau, près de moi.