French poem
Rupture
Je prends congé de vous, sur ces mots, dame blonde Aux yeux verts, qui m’avez mené Baller près de vous, dans les rondes Où dansent les damnés. J’y fréquentai quelques sorcières De sifflants serpenteaux coiffées, Des satyres, des douairières Et de méchantes fées. Chaque soir, je pensais descendre, Pour tout de bon, jusqu’à ces lieux inférieurs, Tapissés de braise et de cendre, Dont est fameuse la chaleur. Comme sous les feux verts que vos prunelles dardent, En ce torride four, On se sent essoufflé, mal à l’aise, et l’on arde Pour d’innombrables jours; Mais, si puissamment que mon âme A votre corps pût sembler asservie, Je prends congé de vous par ce salut, Madame, Et retourne auprès de Sylvie.