French poem
Osarphis, ou Moyse
by Augustin Nadal (1659–1740)
N'êtes-vous pas toujours sur la montagne sainte Où le Père des Juifs sur son Fils innocent Leva sans murmurer son bras obéissant ?
Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée, De ce bienheureux sang tu me vois baptisée. Ce n'est point la douleur que par là je fais voir ; C'est la grâce qui parle et non le désespoir.
Mais d'où vient que mon coeur frémit d'un saint effroi ? Est-ce l'esprit de Dieu qui s'empare de moi ? C'est lui-même, il m'échauffe, il parle, mes yeux s'ouvrent ?