French poem
Sonnet à Ninon
by Chapelle
Ninon, ma compagne très chère, Pourroit vaincre le plus brutal, Et je veux être mis en bière Si le mal qu’elle fait n’est mal.
Je suis pourtant fort en arrière, Et tiens cela fort inégal, Car j’enrage et me désespère De me voir seul et sans rival.
Je sais bien qu’elle est fort poupine, Mais c’est trop peu pour la cuisine ; Et puis, pour un homme indigent,
Ninon, vous me contez fleurette : Si vous me comptiez de l’argent, Je tiendrois votre affaire faite.