French poem
Iii
Et soudain tous, jetant leurs armes sur la terre, Lavent dans le ruisseau les couleurs de la guerre Qui luisaient sur leurs fronts cruels et triomphants Chacun creuse une pipe et cueille sur la rive Un long roseau qu'avec adresse il enjolive. Et l'Esprit souriait à ses pauvres enfants!
Chacun s'en retourna l'âme calme et ravie. Et Gitche Manito, le Maître de la Vie, Remonta par la porte entr'ouverte des cieux. --A travers la vapeur splendide du nuage Le Tout-Puissant montait, content de son ouvrage Immense, parfumé, sublime, radieux!