Versos French Charles Colmance Biographie

French poem

Biographie

by (1805–1870)

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Quand mes yeux virent la lumière, Par un pâle soleil d’avril, Un petit lutin débonnaire Me récréait de son babil. D’une voix forte et glapissante, Je criais à guérir les sourds, Et le sylphe me disait : « Chante, » Bon courage ! etchante toujours. » Plus tard, pour m’assouplir le crâne, En classe on m’offrit quelques mois De la science en bonnet d’âne, De la morale sur les doigts ; Avec moi la secte savante Perdait son temps et ses discours, Et le sylphe me disait : « Chante, » Bon courage ! et chante toujours. » A l’époque où le cœur s’engage, Entre nous, j’étais assez laid. Et la fille la moins sauvage Semblait m’écouter à regret ; J’ignorais la langue brûlante Qui sert d’interprète aux amours. Et le sylphe me disait : « Chante, » Bon coui’age ! et chante toujours. » Un beau jour, la gloire étonnée Me trouva dans un régiment, Où je sus, en moins d’une année, Tuer un homme proprement : Chétif, et la jambe traînante. Je marchais au bruit des tambours. Et le sylphe me disait : « Chante, » Bon courage ! etchante toujours ! » Depuis, en poussant mon alêne. Je me disais : « Suis-je certain » D’avoir gagné, dans ma semaine, » Assez pour acheter du pain ? »