French poem
La Mort de Rose
by Charles Gill (1871–1918)
Rose est morte ! La fleur de sa lèvre est fanée. Oh ! le cortège en cette allée où les lilas, Témoins de notre amour au printemps de l’année. Penchaient sur son cercueil leur front lourd de verglas !
Rose est morte ! Ses yeux ont éteint leurs éclats : Nul astre désormais guide ma destinée. Seule en le grand désert mon âme abandonnée Entend sonner l’adieu funèbre de son glas.
Rose est morte ! Le glas vibre en ma souvenance ; Les larmes de l’airain tombent dans le silence Effrayant qui remplit la morne paix du soir.
Sonne ! ô glas, pour scander les plaintes de ma lyre ! Sanglot de bronze, ô glas qu’évoqué mon délire, Tu peux gémir, car dans mon cœur est mort l’espoir !