French poem
Sonnet à Lamartine
by Charles Gill (1871–1918)
Tu planas sans fatigue à la voûte infinie, Comme sur notre nuit un astre radieux, Toi qui fus le plus noble, et modulas le mieux Hosanna triomphal et plainte d’agonie !
Frémissante d’extase, ou pleurant les adieux, Ta muse, en nous versant l’enivrante harmonie, Nous entraîne au vertige éblouissant des cieux, Dans la pleine lumière où brilla ton génie !
Tu nous fais oublier les coups du sort amer Pour rêver ton grand rêve, envolés dans l’éther Sur les ailes d’azur des strophes cadencées !
Poète aux chants divins ! à jamais vibreront Dans les voix tes beaux vers, dans les cœurs tes pensées, Car l’Immortalité couronnera ton front !