French poem
Destin (Fernand Mazade)
by Charles Le Goffic (1863–1932)
Viens au soleil, mon doux ami : console-toi. Efface de tes yeux la lune acariâtre. Il fallait que la foudre incendiât le toit Et que le vent soufflât sur l’âtre.
Les clos d’Alésia ne sont-ils plus en fleur ? Le drame magnifique et cruel devait être. Ce n’est que dans le sang et parmi la douleur Que l’auguste enfant pouvait naître :
L’enfant qui, mariant le sensible au divin, Mira le rêve celte au fil latin de l’onde Et, sous le plus léger des firmaments, devint L’honneur et la beauté du monde.