French poem
Iv
Comme la vieille aïeule au plus fort de son âge Se réjouit de voir le tendre nourrisson, L'enfant à la mamelle et le dernier besson Recommencer la vie ainsi qu'un héritage;
Elle en fait par avance un très grand personnage, Le plus hardi faucheur au temps de la moisson, Le plus hardi chanteur au temps de la chanson Qu'on aura jamais vu dans cet humble village:
Telle la vieille sainte éternellement sage Connut ce qui serait l'honneur de sa maison Quand elle vit venir, habillée en garçon,
Bien prise en sa cuirasse et droite sur l'arçon, Priant sur le pommeau de son estramaçon, Après neuf cent vingt ans la fille au dur corsage;
Et qu'elle vit monter de dessus l'horizon, Souple sur le cheval et le caparaçon, La plus grande beauté de tout son parentage.