French poem
Chapitre Xxxvii
Il arriva ensuite que, partout où cette femme me voyait, son visage se recouvrait d'une expression compatissante, et prenait comme une couleur d'amour, ce qui me rappelait ma très noble dame à qui j'avais vu cette même pâleur. Et il est certain que souvent, quand je ne pouvais plus pleurer ni décharger mon coeur angoissé, j'allais voir cette femme compatissante, dont l'aspect tirait des larmes de mes yeux. Aussi, ai-je voulu m'adressera elle dans le sonnet suivant:
Couleur d'amour et signes de compassion Ne se sont jamais imprimés aussi merveilleusement Sur le visage d'une femme, Avec de doux regards et des pleurs douloureux, Comme sur le vôtre quand vous voyez devant vous Ma figure affligée. Si bien que par vous me revient à l'esprit Une frayeur telle que je crains que le coeur m'en éclate Je ne puis empêcher mes yeux obscurcis De vous regarder, souvent, Quand ils ont envie de pleurer. Et vous accroissez tellement ce désir Qu'ils s'y consument tout entiers. Mais devant vous ils ne savent plus pleurer.
NOTES:
Color d'amore, e di pietà sembianti....
Commentaire de ch. XXXVII.