Versos French Élisa Mercœur Le Réveil d’une Vierge

French poem

Le Réveil d’une Vierge

by (1809–1835)

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Rien ne t’interrompra, monotone silence, Que le chant de l’oiseau, qui faiblement s’élance Comme un accent d’amour ; Ou le bruit passager de la feuille agitée, Ou le son languissant de la cloche, attristée À chaque heure du jour.

La cloche matinale et résonne et t’appelle, Vierge ; ne rêve plus un prestige effacé. Éveille-toi, l’airain de la chapelle, Plaintive Nataly, déjà s’est balancé.

C’est l’heure où chaque jour, soulevant ta paupière, S’ouvrent tes yeux, cet asile des pleurs ; Quand au pied des autels, près de tes jeunes sœurs, Ta douce voix soupire une prière ;

Sur le marbre silencieux Incline-toi, vierge timide, Dans un calme sacré, fais méditer les cieux À ton âme pure et candide. Oh ! ne rappelle pas un souvenir trompeur, En déchirant le voile des mensonges : Qu’échappée au séjour des songes, Ton âme soit un ange au sein du Créateur ! Le monde te parut de loin comme un orage, Tu l’évitas, comme un craintif agneau ; Et de l’oubli sur sa funeste image Le cloître qui t’enferme a posé le bandeau.

La cloche matinale et résonne et t’appelle, Vierge ; ne rêve plus un prestige effacé. Éveille-toi, l’airain de la chapelle, Plaintive Nataly, déjà s’est balancé.