French poem
Lutte parisienne
by Émile Goudeau (1849–1906)
Brillamment tout le jour, il avait combattu Pour ses rêves, pour ses amours, pour ses idées, Lançant, audacieux, ses forces débridées À l’assaut du bonheur, cet assiégé têtu.
Les assistants disaient : Ce lutteur est vêtu D’ironie et de grâce, et, par larges bordées. Le rire éclate aux coins de ses lèvres fardées : On ne l’a vu jamais ni las, ni courbatu.
Le soir, il salua debout la galerie. Clown élégant qui veut qu’au public on sourie ; Puis, pour aller dormir un peu, se retira
Dans le logis hanté du spleen et des migraines ; Il lorgna vaguement les étoiles sereines, Et quand il eut fermé sa fenêtre, il pleura.