French poem
Chapelle de la morte
by Émile Nelligan (1879–1941)
La chapelle ancienne est fermée, Et je refoule à pas discrets Les dalles sonnant les regrets De toute une ère parfumée.
Et je t’évoque, ô bien-aimée ! Epris de mystiques attraits : La chapelle assume les traits De ton âme qu’elle a humée.
Ton corps fleurit dans l’autel seul, Et la nef triste est le linceul De gloire qui te vêt entière ;
Et dans le vitrail, tes grands yeux M’illuminent ce cimetière De doux cierges mystérieux.