Versos French Émile Nelligan Ma mère

French poem

Ma mère

by (1879–1941)

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Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures, Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.

Elle me baise au front, me parle tendrement, D’une voix au son d’or mélancoliquement.

Elle a les yeux couleur de ma vague chimère, Ô toute poésie, ô toute extase, ô Mère !

À l’autel de ses pieds je l’honore en pleurant, Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.