Versos French Emile Verhaeren Iv

French poem

Iv

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L'ombre est lustrale et l'aurore irisée. De la branche, d'où s'envole là-haut L'oiseau, Tombent des gouttes de rosée.

Une pureté lucide et frêle Orne le matin si clair Que des prismes semblent briller dans l'air. On écoute une source; on entend un bruit d'ailes.

Oh! que tes yeux sont beaux, à cette heure première Où nos étangs d'argent luisent dans la lumière Et reflètent le jour qui se lève là-bas. Ton front est radieux et ton artère bat.

La vie intense et bonne et sa force divine Entrent si pleinement, tel un battant bonheur, En ta poitrine, Que pour en contenir l'angoisse et la fureur, Tes mains soudain prennent mes mains Et les appuyent comme avec peur, Contre ton cœur.