French poem
Paysage
by Éphraïm Mikhaël (1866–1890)
Voici la bonne paix obscure D’un étrange soir automnal. Le crépuscule transfigure Les toits gris et le ciel banal.
Et chaque ligne se découpe Sur le velours épais des soirs : Un dôme au loin est une coupe Qui plonge sur des coussins noirs,
Tandis que splendide et bizarre Un seul coin étoilé des cieux Est un écran de métal rare Piqué de fleurons précieux ;
Et comme une noble orchidée Sur un sol pur de viles fleurs Dans l’esprit lavé de l’idée S’ouvre un rêve aux calmes couleurs.