Versos French Ephrem Chouinard Ode A Victoria[48]

French poem

Ode A Victoria[48]

by

Listen in the reader

A L'OCCASION QU'ELLE JOUBILE EN DIAMOND.

Juin 1897.

Je souis oun fils altier de le grande Angleterre De qui la fier drapeau partout dessus le terre Flotte dans le vent. Mon coeur, en cet moment que le Reine joubile, Il est piqué très fort comme par oun aigouile Et saute en avant.

Je ne me senté pas oune grande poète Et je ne connaissé le française rimette Pas assez beaucoup; Mais d'oune si bel jour pour garder le mémoire De Queen Victoria je veux chanter le gloire Encor pour oun coup.

Les soixante ans ils sont restés loin en arrière Depouis que notre Reine entreprit le carrière Comme le voilà; Et le youmanité, dans cette longue règne, Il n'a jamais souffert et jamais il ne saigne A cause cela.

Our most gracious Queen, en régnant de le sorte, Il était jeune encor pour de son oncle morte Prendre placement. Si tant belle il était que tout la monde admire Encor bien plus des fois qu'on ne peut pas le dire, Oh!... certainement.

Son beauté maggnifique il était bien complète; De son joustice aussi chacun il faisait fête Partout au dehors. On en parlait si fort de Roussie en Bretaigne Que, pour aller le voir, sa cousin d'Allemaigne Eut le fièvre au corps.

La prince il était beau, ni grande ou trop petite, Et devers son cousine il s'en alla bien vite Sans faire du bruit. Le reine il le trouva bien pour son convenance Et l'aima tant si fort en voyant son présence Qu'elle épousa lui.

Peut-être l'on dira c'été pas mon affaire, Et quant à son privé c'été mieux de me taire Dans mes humbles chants. Mais ces petites mots innocentes, il semble, Expliqueront fort bien comment les deux ensemble Eurent tant d'enfants.

N'importe! elle été là, grande reine et pouissante, Du nation anglaise emblême éblouissante Avec sceptre d'or; Et, soixante ans après, des bords de l'Amérique Jusques aux sables cuits du creux noir de l'Afrique Elle règne encor.

Sous sa bienveillante oeil tous nos gens prospérousent. Les autres nations entr'elles se jalousent, Luttant pour l'honneur. Mais dans le Angleterre on vit en bons apôtres; On ne fait plus le guerre, on le fait faire aux autres, Oh! c'été meilleur.

Le Angleterre il est toujours très richissime; C'été connu. Pour lors de s'exposer le frime Il aurait bien tort. Depuis trente ans, l'Anglaise il a mis dans son tête Qu'oun boulet de canon il fait moins le conquête Que des pièces d'or.

Sous la sceptre si mol de notre Souveraine On connait bien l'amour, mais non jamais le haine Et ses vilains traits; Le paix règne partout dans cette vaste empire Sur lequel la soleil, si tant loin qu'il dévire, Ne s'endort jamais.

Oh! c'est oun grande roi... Mais non, il faut écrire Reine; car ces deux mots ils ne voulé pas dire Ici the same thing. En français, voyez-vô, mêler la mascouline Sans d'excellents raisons avec le féminine, Ça serait shocking.

De longtemps je sentais oun grand concoupiscence D'écrire pour mon reine, au jour de son naissance, Oun hymne poli. Voilà! Pardonnez-moâ, vous, mes frères anglaises, Si j'ai voulu chanter avec des vers françaises Our Queen's Jubilee!

Voir note à l'appendice.

Pour ce que les alexandrines Sont vers difficiles beaucoup, Aux huit-pieds, qui sont moins mutines, Je reviens encor pour oun coup. Hélas! et c'été pour vous dire Que ce grand reine si charmant Que tout la monde encore admire Comme du temps de sa vivant; Reine si doux, femme si bonne, Si tant polie et vertueux Que dans son coeur chacun s'étonne Qu'il descendît de tels aïeux Dont on vient de lire l'histoire... Hélas! c'été pour dire, enfin, Que de son vie et de son gloire En pleurant on a vu le fin. Il est morte en grande monarque, Comme il l'avait été vivant; Et, ciel! ce que l'anglaise barque Dans son temps fila de l'avant!...