French poem
Gloire
by Fagus
A Madame Dussane, Comédienne.
C’est la corvette.
Auber-Scribe (Haydée)
--Entends, poète, Ce soir est ta fête, Ta muse est prête Et le ciel a dit oui:
Un vol t’élance Par l’éther immense, Sous le silence Des astres éblouis;
Puis tout retombe Neige, fleurs, colombes, Nourrir les tombes De tes frères ici.
C’est moi, filleule, C’est l’étoile seule, C’est ton aïeule, Qui là-haut resplendit,
Quand sur ta tombe, Neige de colombes, Mon baiser tombe Et ta muse a dit oui:
Une plume tombe.
Ci-gît Maurice du Plessys-Flandre-Noblesse, Gentilhomme authentique, et poète: ô grands dieux Vous le savez, dieux purs! en nos soirs de bassesse, Il aura su rester poète, et noble, et gueux,
C’est-à-dire noble trois fois. Que son exemple Soit précepte à nous tous qui naissons flamme au poing: N’oublions donc jamais que l’Art demeure un temple Où la canaille ou pauvre ou riche n’entre point.
Cimetière Montparnasse: 20 Janvier 1924