French poem
L’Écho
by François Coppée (1842–1908)
J’ai crié, dans la solitude : « Mon chagrin sera-t-il moins rude, Un jour, quand je dirai son nom ? »
Et l’écho m’a répondu : « Non. »
« Comment vivrai-je, en la détresse Qui m’enveloppe et qui m’oppresse, Comme fait au mort son linceul ? »
Et l’écho m’a répondu : « Seul ! » « Grâce ! le sort est trop sévère ! Mon cœur se révolte ! Que faire Pour en étouffer les rumeurs ? »
Et l’écho m’a répondu : « Meurs ! »