Versos French François Coppée La Première

French poem

La Première

by (1842–1908)

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Ce n’est pas qu’elle fût bien belle ; Mais nous avions tous deux vingt ans, Et ce jour-là, – je me rappelle, – Était un matin de printemps.

Ce n’est pas qu’elle eût l’air bien grave ; Mais je jure ici que jamais ]e n’ai rien osé de plus brave Que de lui dire que j’aimais.

Ce n’est pas qu’elle eût le cœur tendre ; Mais c’était si délicieux De lui parler et de l’entendre Que les pleurs me venaient aux yeux.

Ce n’est pas qu’elle eût l’âme dure ; Mais pourtant elle m’a quitté, Et, depuis, ma tristesse dure, Et c’est pour une éternité.