French poem
Lied
by François Coppée (1842–1908)
Rougissante et tête baissée, Je la vois me sourire encor. — Pour le doigt de ma fiancée Qu’on me fasse un bel anneau d’or !
Elle part, mais bonne et fidèle ; Je vais l’attendre en m’affligeant. — Pour garder ce qui me vient d’elle Qu’on me fasse un coffret d’argent !
J’ai sur le cœur un poids énorme ; L’exil est trop dur et trop long. — Pour que je me repose et dorme, Qu’on me fasse un cercueil de plomb !