French poem
Sur la mort du fils de l’auteur
Que mon fils ait perdu sa dépoüille mortelle, Ce fils qui fut si brave et que j’aimay si fort, Je ne l’impute point à l’injure du sort, Puis que finir à l’homme est chose naturelle.
Mais que de deux marauds la surprise infidelle Ait terminé ses jours d’une tragique mort, En cela ma douleur n’a point de reconfort, Et tous mes sentiments sont d’accord avec elle.
Ô mon Dieu, mon Sauveur, puis que, par la raison, Le trouble de mon ame estant sans guérison, Le voeu de la vengeance est un voeu légitime,
Fay que de ton appuy je sois fortifié. Ta justice t’en prie, et les autheurs du crime Sont fils de ces bourreaux qui t’ont crucifié.
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