Versos French Friedrich Gottlieb Klopstock Trusnelda

French poem

Trusnelda

by

Listen in the reader

Ah! le voici qui revient tout couvert de sueur, du sang des Romains et de la poussière du combat! Jamais Hermann ne m'a paru si beau, jamais tant de flamme n'a jailli de ses yeux!

Viens! je frémis de plaisir; donne-moi cette aigle et cette épée victorieuse! Viens, respire plus doucement et repose-toi dans mes bras qu tumulte de la bataille!

Viens! que j'essuie ton front couvert de sueur, et tes joues tou- tes sanglantes! Comme elles brillent tes joues! Hermann! Hermann! Jamais Trusnelda n'eut tant d'amour pour toi!

Non, pas même le jour que dans ta demeure sauvage tu me serras pour la première fois de tes bras indomptés; je t'appartins désormais, et je pressentis dès lors que tu serais immortel un jour.

Tu l'es maintenant: qu'Auguste, dans son palais superbe, embrasse en vain l'autel de ses dieux!... Hermann, mon Hermann est immortel!