Versos French Georges Fourest Iv

French poem

Iv

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Ce gâteau de Savoie ayant Hugo pour fève, le Panthéon classique est un morne tombeau; pour moi j’aimerais mieux (que le Dyable m’enlève!) le gésier d’un vautour ou celui d’un corbeau!

Puisque j’ai convomi la société fausse où les fiers et les forts ne sont que réprouvés, Monsieur le fossoyeur, vous creuserez ma fosse parmi les assassins, dans le Champ-des-Navets!

Ni croix, ni monument: sous la Lune hagarde je sortirai parfois, la nuit, pareil aux loups- garous et les bourgeois diront: «Que Dieu nous garde!» quand surgira mon spectre, à l’heure des filous!...

L’épitaphe? Barons, laissez la rhétorique funèbre aux bonnetiers! Sur ma pierre, par la barbe Mahom! gravez en lettres rouge brique ces quatre alexandrins où tout mon cœur parla:

«Ci-gît Georges Fourest; il portait la royale «tel autrefois Armand Duplessis-Richelieu, «sa moustache était fine et son âme loyale! «Oncques il ne craignit la vérole ni Dieu!...»

Et pour épastrouiller la tourbe scélérate, s’il vous faut exalter en moi quelque vertu, narrez que j’exécrais le pleutre démocrate et que le bout de mes souliers était pointu!

Et tout sera parfait! Et moi, dans la géhenne, grinçant et debout sur les brasiers tisonnés, je hurlerai tel cri de blasphème et de haine que je terrifierai le DYABLE et ses damnés!!!

Or, j’ai scellé ce pli des sept sceaux d’Aquitaine, MOI, neveu d’Astaroth, maudit par Jésus-Christ! Et pour être compris même de Monsieur Taine, je m’exprime en vulgaire et non point en sanscrit!

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