French poem
V
Les miroirs, par les jours abrégés des décembres, Songent--telles des eaux captives--dans les chambres, Et leur mélancolie a pour causes lointaines Tant de visages doux fanés dans ces fontaines Qui s’y voyaient naguère, embellis du sourire! Et voilà maintenant, quand soi-même on s’y mire, Qu’on croit y retrouver l’une après l’autre et seules Ces figures de sœurs défuntes et d’aïeules Et qu’on croit, se penchant sur la claire surface, Y baiser leurs fronts morts, demeurés dans la glace!