French poem
Les Trois épingles
Paul est, offerte par Hécate, L’épingle d’ivoire enchanté De qui la tête délicate Reluit, piquée à la cravate De la belle Fatalité.
Et vous, vous êtes, Delahaye, Dardant l’éclair de vos vingt ans, Pareil aux roses de la haie, Celle à tête d’or, qu’on sait vraie, Sur la chemise du Printemps.
Mais moi, qu’on vend à la douzaine Pour vingt sols, j’en fais les aveux, Humble épingle à tête d’ébène, Je ne verrai finir ma peine Que plantée haut dans Ses cheveux.