French poem
Allô La Truie
La sentinelle au long regard La sentinelle au long regard Et la cagnat s'appelait
LES CÉNOBITES TRANQUILLES
La sentinelle au long regard la sentinelle au large regard Allô la truie
Tant et tant de coquelicots D'où tant de sang a-t-il coulé Qu'est-ce qu'il se met dans le coco Bon sang de bois il s'est saoulé Et sans pinard et sans tacot Avec de l'eau Allô la truie
Le silence des phonographes Mitrailleuses des cinémas Tout l'échelon là-bas piaffe Fleurs de feu des lueurs-frimas Puisque le canon avait soif Allô la truie Et les trajectoires cabrées Trébuchements de soleils-nains Sur tant de chansons déchirées
Il a l'Étoile du Bénin Mais du singe en boîtes carrées Crois-tu qu'il y aura la guerre Allô la truie Ah! s'il vous plaît Ami l'Anglais Ah! qu'il est laid Ton frère ton frère ton frère de lait
Et je mangeais du pain de Gênes En respirant leurs gaz lacrymogènes Mets du coton dans tes oreilles D'siré
Puis ce fut cette fleur sans nom À peine un souffle un souvenir Quand s'en allèrent les canons. Au tour des roues heure à courir La baleine a d'autres fanons Éclatements qui nous fanons
Mais mets du coton dans des oreilles Evidemment les fanions Des signaleurs Allô la truie
_Ici la musique militaire joue_ _Quelque chose_ _ Et chacun se souvient d'une joue_ _Rose_ _Parce que même les airs entraînants_ _Ont quelque chose de déchirant quand on les entend à_ _la guerre_
Écoute s'il pleut écoute s'il pleut
puis sol des con la é dats Flan fon pluie cou a dres dez- si tez veu à vous ten tom gles l' a dre ber per a vec la la dus go l' pluie pluie par nie ho si si mi sous ri dou ten les la zon ce dre che pluie beaux et vaux fi ê si de ne tres dou fri la in ce se pluie vi sous si si la ten bles lu dre sous ne et la li si pluie qui dou fi de ce ne
Les longs boyaux où tu chemines Adieu les cagnats d'artilleurs
Tu retrouveras La tranchée en première ligne Les éléphants des pare-éclats Une girouette maligne Et les regards des guetteurs las Qui veillent le silence insigne Ne vois-tu rien venir
au Pé ris co pe
La balle qui froisse le silence Les projectiles d'artillerie qui glissent Comme un fleuve aérien Ne mettez plus de coton dans les oreilles Ça n'en vaut plus la peine Mais appelez donc Napoléon sur la tour Allô
Le petit geste du fantassin qui se gratte au où les totos le démangent La vague Dans les caves Dans les caves