Versos French Henri Cantel Le Bosphore

French poem

Le Bosphore

by (1825–1870)

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— « Viens ; sous ces orangers fuyons l’ardeur du jour, Dit la sultane émue ; esclave que j’adore, Je connais des plaisirs qui te restent encore ; Le maître est à la guerre, et je languis d’amour.

» Tes deux yeux sont de jais, ta poitrine est d’ivoire, Et souvent, je l’ai vu, ta bouche m’a souri ; Je veux te dévoiler mes beautés de péri, Et t’ouvrir un calice où tes lèvres vont boire. »

Ali s’étonne, et suit sous les bosquets en fleur. Il sent dans un baiser se perdre sa douleur, Pendant que sous sa langue elle meurt et se pâme.

Ibnah les épiait : l’alkovan sur les flots Entendit, vers le soir, deux cris sourds, deux sanglots… Le Bosphore implacable avait puni leur flamme.