French poem
Fin de journée
Un même songe a fait de marbre vos paupières, Dieu qui verdit auprès de toi, Déesse blanche ! Et toujours ce murmure où la vasque s’épanche Et cette allée oblique et ces eaux régulières…
L’ombre, à chaque printemps, des feuilles familières Touche l’épaule lisse et remue à la hanche, Et votre ennui captif sur le socle se penche Pour y voir vos pieds nus pris aux cordes des lierres ;
Et toi, lasse comme eux, mais que ton ombre suit, Tu viens, du noir portail où s’arque un double buis, Regarder l’horizon de la campagne verte ;
Et, debout sous l’arcade amèrement rigide, Tu laisses à ta peau, par ta robe entr’ouverte, Fraîchir le souple vent qu’embaume l’herbe humide.