French poem
La Façade
Glorieuse, monumentale et monotone, La façade de pierre effrite au vent qui passe Son chapiteau friable et sa guirlande lasse En face du parc jaune où s'accoude l'Automne.
Au médaillon de marbre où Pallas la couronne, La double lettre encor se croise et s'entrelace; A porter le balcon l'Hercule se harasse; La fleur de lys s'effeuille au temps qui la moissonne.
Le vieux Palais, miré dans ses bassins déserts, Regarde s'accroupir en bronze noir et vert La Solitude nue et le Passé dormant;
Mais le soleil aux vitres d'or qu'il incendie Y semble rallumer intérieurement Le sursaut, chaque soir, de la Gloire engourdie.