French poem
La Mère
Prends garde, jeune mère, à l’enfant que tu portes. Évite la ruelle et ne t’arrête pas, Avec lui qui sommeille ou rit entre tes bras, À l’angle de la place ou sur le seuil des portes.
Suis le sentier. Crois-moi. Il vaut mieux que tu sortes De la ville et marcher doucement, pas à pas, Le long de cette haie où tu respireras Aux jardins qu’elle clôt l’odeur des roses fortes.
Il est, plus loin, des lieux tranquilles, ce vieux temple En ruine où le temps a fait croître plus ample Le lierre rampant sur les dalles qu’il rompt…
Assieds-toi en chemin devant le soir qui tombe Et montre à cet enfant dont les jours passeront La borne de la route et la stèle des tombes.