French poem
La Païenne
Rome ! tes dieux sont morts, et ta maigre tétine, Louve de bronze, pend d’avoir trop allaité ! Mais le fantôme nu de l’antique beauté Erre encore aujourd’hui sur la terre latine.
La statue est brisée et la stèle s’incline ; Le roseau se lamente où la flûte a chanté, Et tu restes toujours belle d’avoir été, Par le sourire pur des Déesses, divine.
Et, voyageur pieux, j’ai voulu qu’au retour Ma Dame ainsi fut peinte en ce cadre à son tour Debout sur le clair mont que l’aurore ensoleille,
Entre Pallas revêche et Junon furieuse, Car sa gorge rivale à sa pointe est vermeille Du même sang divin que la Victorieuse.