French poem
La Ville
Cette Ville bourdonne et vibre au soleil d’or. Sa rue est large et claire et sa place est dallée ; Le vent des bois s’y mêle à la brise salée Et l’odeur des jardins à la senteur du port.
L’aurore la réveille et le couchant l’endort ; On y chante, on y aime et la nuit étoilée Unit la chair suave à l’étreinte musclée, Car la femme est voluptueuse et l’homme fort.
Mais à chaque âtre où brûle en la cendre un tison, Comme pour rappeler hier à ceux qui sont, Un lourd glaive suspend sa lame à quelque clou,
Et, fils d’une Cité que des héros ont faite, Devant le socle où rit la Victoire debout, Nul ne passe jamais sans retourner la tête.