French poem
Nous n’arriverons pas, ô mon âme
Nous n’arriverons pas, ô mon âme, au revers De la colline d’où l’on voit en la vallée La maison qui fait choir au sable de l’allée Son ombre et la défleuraison des jasmins verts ;
C’était pourtant, ainsi charmant de fuir, et vers Celle qui fut la sœur des roses de l’année ; Sur la foi d’un refrain de chanson surannée Vers Elle, malgré le mensonge des vieux vers :
« Elle t’attend, là-bas, à la maison des treilles, « Comme la paille au toit d’une ruche d’abeilles « Sa chevelure est blonde et son amour t’attend… »
Mais la route dévie et dans le crépuscule, Avec un bruit sinistre d’ailes, on entend Un moulin qui se désespère et gesticule.