French poem
Sur la maladie de sa maîtresse (« Un tel excez d’ennuis accable mon courage »)
by Racan
Un tel excez d’ennuis accable mon courage Qu’il n’est point de raison pour mon soulagement Quand je vois qu’Amaranthe endure incessamment Tout ce que la douleur a de pointe et de rage.
Ses roses et ses lys, où mes vœux font hommage, Paroissent dans son teint affligé de tourment, Comme on voit en hyver reluire tristement Les feux du point du jour au travers d’un nuage.
Dieux ! qu’avoit-elle fait pour souffrir la rigueur De ce mal violent dont l’extrême longueur Ravit à mes desirs tout espoir d’allegeance ?
Ô Juge souverain qui presidez sur nous ! Si de sa cruauté j’ay demandé vangeance, Pourquoy m’exauciez-vous ? Il voit ce que l’Olympe, etc.,
Æsculus in primis, quæ, quantum vertice ad auras Æthereas, tantum radice in tartara tendit. Ne t’étonne, Armilly. Aux scadrons ennemis l’on a veu sa valeur.
(Var. du Recueil de 1638.)
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