French poem
Vol d’hirondelle
by Jean Aicard
J’ai suivi du regard le vol d’une hirondelle, Et, très-haut dans l’azur, chaque battement d’aile Que je n’entendais pas figurait à mes yeux Les signes longs ou brefs d’un rhythme harmonieux ; Après des coups pressés comme des cris de joie, Le vol s’apaise, l’aile entière se déploie Immobile, & bientôt l’andante grave suit L’allegro palpitant qui faisait plus de bruit.
L’insecte d’or aimé de Platon, la cigale, Varie ainsi le vol de sa strophe inégale : Sa voix vibrante monte, & puis, subitement, Dans une même note elle plane un moment.