French poem
« Comme petis enfans d’une larve outrageuse »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Comme petis enfans d’une larve outrageuse, D’un fantosme, ou d’un masque, ainsi nous avons peur, Et redoutons ta mort, la concevant au ceur Telle comme on la fait have, triste, & affreuse :
Comme il plait à la main ou loyale, ou trompeuse Du graveur, du tailleur, ou du peintre flatteur La nous représenter sur un tableau menteur, Nous l’imaginons telle, agreable, ou hideuse :
Ces apprehensions torturant nos cerveaus Nous chassent devant elle, ainsi comme bouveaus Courent devant le loup, & n’avons pas l’espace
De la bien remarquer, ostons le masque feint, Lors nous la treuverons autre qu'on ne la peint, Gracieuse à toucher, & plaisante de face.
More by Jean-Baptiste Chassignet
- « Comme le voyager qui remarque en passant »
- « Comme ne craindre point la blessure mortelle »
- « Comme nous vivrions tous en nostre premier pere »
- « Comme on voit le vaisseau vuide de tout bagage »
- « Comte les ans, les mois, les heures et les jours »
- « Considere du tems la grande agilité »
- « Contre terre accroupis nous resserrons les ailes »
- « Courans du vice bas, à la vertu supreme »