French poem
« Creon voyant brusler sa fille miserable »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Creon voyant brusler sa fille miserable D'un embrassement dous la voulut secourir Mais helas ! il se fit avec elle mourir, Espreuvant à son dam son aide dommageable.
Plustost tu te fondras en plaintes lamentable Que tu puisse empescher les hommes de courir Au terme de la vie, & la mort de ferir Le prince, & le berger d'une flesche semblable
Il n'est rien de si fort que la necessité, Qui trainant apres soy de toute eternité Les choses de ce monde, à la mort donne place.
Croy moy, fais, si tu veus vivre tranquillement Que la necessité volontaire se face Celui qui vit forcé, vit miserablement.
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