French poem
« Les fleurs ne meurent point, ainçois elles flaistrissent »
by Jean-Baptiste Chassignet (1571–1635)
Les fleurs ne meurent point, aincois elles flaistrissent Pour un cinq ou six mois, & quant le beau Soleil Rameine le Primtems de roses tout vermeil Boutant hors de leur chasse elles se reverdissent :
Cependant nous voyons que les hommes viellissent En moins de cinquante ans, & dormant un sommeil Tardif & paresseus, sans espoir de resveil Hors du tombeau poudreus jamais n'espanouissent
Des qu'unefois la mort nous à fillé les yeus N'esperons de revoir la lumiere des cyeus, L'esprit fuit hors du cors & jamais n'y retourne
Cependant que tu vis travaille en bien faisant, Le tourment sans remede est triste & desplaisant Trop tard on se repend quand la mort nous ajourne.
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