French poem
Xiv
L'ANE PORTANT DES RELIQUES.
Un baudet chargé de reliques S'imagina qu'on l'adoroit: Dans ce penser il se carroit, Recevant comme siens l'encens et les cantiques. Quelqu'un vit l'erreur, et lui dit: Maître baudet, ôtez-vous de l'esprit Une vanité si folle; Ce n'est pas vous, c'est l'idole A qui cet honneur se rend, Et que la gloire en est due. D'un magistrat ignorant C'est la robe qu'on salue.